Après une interruption momentannée de mon séjour en Guyane pour des raisons de santé, me voilà de retour, et j'ai eu envie de répertorier tout ce qui fait de la Guyane un territoire à découvrir...

 

 

Amazonie     Latitud_Sur_amazonie

 

 

L’Amazonie est une région naturelle d’Amérique du Sud.

C'est une vaste plaine traversée par le fleuve Amazone et couverte sur une grande part de sa surface par la forêt amazonienne. C’est la deuxième plus grande forêt du monde, derrière la taïga et l'une des régions les plus humides de la planète, d'où une grande richesse en biodiversité. L'Amazonie fournit près de 12 % des réserves en eau douce du globe, un dixième de la faune connue et plus de 40 000 espèces végétales.

La principale menace pour l'environnement résulte de sa déforestation liée à l'exigence de son développement économique par les pouvoirs publics des divers pays qui se la partagent, l'Amazonie, excessivement déboisée, a déjà perdu 17 % de sa surface originelle.

L’Amazonie couvre 6,7 millions de km² dans 9 pays / territoires : Brésil (63 %), Bolivie (6 %), Pérou (10 %), Colombie (7 %), Équateur (1,5 %), Venezuela (6 %), Guyana (3 %), Suriname (2 %), Guyane française (1,5 %).

Le climat y est tropical : Température moyenne : 27,9°C à la saison sèche et 25,8° C à la saison humide. Humidité relative : 77 % à la saison sèche et 88 % à la saison humide.

L’Amazonie française c'est la Guyane française, qui comprend un seul département, et fait de la France un pays sud-américain limitrophe du Brésil et du Suriname !

La France a créé, en 2007, le parc amazonien de Guyane, qui, avec les réserves brésiliennes, forme la plus vaste aire protégée de forêt tropicale au monde.

 

Bagne    minP1010597

 

1848, l'abolition de l'esclavage a réduit la main d'œuvre coloniale, et les essais de colonisation sont restés infructueux, on pense à la Guyane pour l'exécution de la peine des travaux forcés pour décharger les bagnes portuaires de Brest, Rochefort et Toulon.

On a coutume de ne parler que du « bagne guyanais » mais il se compose de plusieurs camps et pénitenciers.

Le premier site exploité pour la transportation fut les "iles du Salut", groupe de trois iles : Royale, St Joseph, île du diable.

De 1852 à 1867, l'histoire du Bagne est chaotique, des camps fleurissent un peu au hasard des besoins pour les travaux de défrichement, de construction, disparaissant par extinction lorsque la main d'œuvre pénale et son encadrement, décimées par les maladies, ne pouvaient plus y subsister. Le taux de mortalité dépasse les 40%, l’espérance de vie n’est que de quelques mois.

De nombreux camps s'installèrent aux quatre coins de la Guyane, St Georges, la Montagne d’Argent, la Comté, Sainte Marie, Saint Louis, Saint Augustin, Saint Jean … Saint Laurent du Maroni devient cité pénitentiaire, camp de la transportation d’où s’effectuent tous les transferts.

Le système perdurera ainsi jusqu'au du dernier convoi de novembre 1938, l’imminence de la guerre retarde la fin du bagne.

Le 1er Août 1953, les derniers témoins, bagnards libérés ou surveillants, rentraient en France mettant fin, dans une quasi indifférence générale, à une aventure pénale unique, de près de cent ans... 

Découvrir le bagne ici 

 

 

 

Centre spatial     téléchargement

 

De la première Ariane L01 à Soyouz et Vega en passant par les différentes versions du lanceur européen, l'histoire spatiale en Guyane s'est construite au fil des lancements et des aventures humaines.

En France, c’est le Général De Gaulle, qui, de retour au pouvoir en 1958 et soucieux d'une indépendance nationale, donne une impulsion nouvelle à la recherche scientifique. Au même titre que l'Union Soviétique et que les Etats Unis, le gouvernement estime devoir s'intéresser à l'Espace. Le choix d'implantation de la base spatiale en Guyane n'est pas dû au hasard. Sur 14 sites étudiés, la Guyane est le site qui répondait le mieux aux critères de sélection de ce type d'installation.

En 1964, le choix du Premier Ministre, Georges Pompidou, se porte sur la Guyane, qui présente de nombreux atouts :

• Une très large ouverture sur l'océan Atlantique favorise toutes les missions spatiales, des lancements aussi bien vers l'Est (pour l'orbite géostationnaire) que vers le Nord (pour l'orbite polaire) avec un minimum de risque pour la population et les biens alentour.

• La proximité de l'équateur (5,3° de latitude Nord) qui permet de bénéficier au maximum de l'effet de fronde (énergie fournie par la vitesse de rotation de la terre autour de l'axe des pôles) ; cet effet procure au lanceur un complément de vitesse de l'ordre de 460 m/s.

• Faible densité de la population (45000 habitants en 1964 sur un territoire de 91000 km2, soit 1/6e de la France), fortement concentrée sur la bande côtière.

• Possibilité d'installer sur les collines environnantes des moyens de poursuite (radars et antennes de télémesure).

• Site bien ventilé et un climat très supportable malgré sa position équatoriale.

• Zone à l'abri des cyclones et des tremblements de terre.

• Infrastructures existantes relativement simples à adapter aux besoins du futur centre spatial (routes, aérodrome, ports, télécommunications, etc.).

Assister à un lancement depuis un site d'observation, c'est vivre un événement inoubliable. Tension lors du compte à rebours, allumage suivi de l'envol majestueux du lanceur dans la nuit.

 

DOM      ACC_territoires_outre_mer  

 

Les départements d'outre-mer (Dom) sont des collectivités territoriales intégrées à la République française au même titre que les départements ou régions de la France métropolitaine. Chacun de ces départements constitue une région monodépartementale, dite « région d'outre-mer » depuis la révision constitutionnelle de 2003.

Les cinq Dom sont : la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion et Mayotte (depuis avril 2011).

Les cinq départements d'outre-mer sont d'anciennes colonies, restées françaises quasiment sans interruption depuis leur établissement au milieu du XVIIe siècle (XIXe siècle pour Mayotte). La citoyenneté française a été accordée à tous les habitants.

 

Environnement     téléchargement cg

 

 

La Guyane appartient au poumon mondial, à ce territoire exceptionnel de biodiversité qu’est l’Amazonie. A ce titre, elle assume une responsabilité particulière en matière d’environnement.

Parce que c’est avec les nouvelles générations que peut se bâtir un véritable développement durable, le Conseil général est enfin très engagé sur le terrain de l’éducation à l’environnement et du développement durable.

En matière de gestion des déchets, le Conseil Général assume en outre une responsabilité particulière à travers notamment le Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA).

Enfin, le Conseil Général a été à l’origine de la mise en place de l’Office de l’eau de la Guyane. Cet établissement public rattaché au Département est l’organe fédérateur des actions menées dans le cadre de la politique globale de l’eau en Guyane.

 

 

Forêt             minDSCN0014

 

La Guyane française est une région faiblement peuplée, et cette population est très inégalement répartie, étant donné la prédominance de la forêt primaire amazonienne dans le département. C’est pourquoi on associe souvent le qualificatif "d'enfer vert" au territoire Guyanais.

Derrière l’apparente uniformité du moutonnement vert qui s’étale à perte de vue, la forêt guyanaise montre une grande complexité structurelle. La forêt humide présente trois strates de végétation, autour de quinze, trente et quarante mètres. La strate supérieure constitue une voûte continue, la canopée, d’où émergent quelques arbres de 50, voire 60 mètres de haut. Le sous-bois est sombre et peu développé et, du fait de la course à la lumière, les fûts des arbres sont élancés, souvent pourvus de contreforts qui améliorent la stabilité. La forêt guyanaise est un écosystème extrêmement complexe, au patrimoine floristique et faunistique d’une grande diversité.

Au total, on recense 400 espèces de grands arbres avec une grande diversité de bois, dans la dureté, dans la résistance à l’humidité ou aux insectes, dans la couleur. On peut citer : l’Angélique, le Balata, l’Amarante, le Kobé, le Wacapou, le Bois Serpent, le Wapa, l’Ebène verte ou rouge …

Pendant longtemps, l’exploitation des ressources était insignifiante et n’avait jamais été pensée dans un cadre de développement durable. Toutefois, la population ayant triplée en une trentaine d’années, la pression des activités humaines sur le milieu forestier est devenue significative, par la production de bois, la chasse, la cueillette, l’agriculture, l’utilisation de la biomasse à des fins énergétiques ou encore l’exploitation aurifère. Les risques environnementaux menacent donc la biodiversité de ce milieu.

La prise de conscience de cette situation potentielle a conduit les pouvoirs publics à prendre, dans un contexte international favorable, un certain nombre de mesures en matière de réglementation et de gestion durable et surtout de mise en place d’un réseau d’espaces naturels protégés. L'ONF assure en Guyane la gestion de plus de 5,3 millions d'hectares de forêt. Le reste étant en grande partie, constitué par le cœur du Parc Amazonien de Guyane.

 

Garimpeiros   91097308 

 

Les garimpeiros, les chercheurs d’or brésilien, venus en Guyane pour trouver la fortune au fond d’une rivière. Ils mènent une vie de fièvre et de violence et revivent, un siècle plus tard, la ruée vers l’or.

Paysans ou manœuvres au Brésil à 200 euros par mois, ils auraient pu faire vivre une famille chichement dans la gêne et la résignation. Mais ils savent que plus loin vers la côte, en Guyane ou au Surinam, on avait trouvé le métal jaune. Ils savent que, là-bas, on gagne beaucoup plus et qu’ils pourraient même tomber un jour sur le filon qui changerait leur vie.

L’or se trouve dans la roche, ou dans le lit des rivières. Pour l’extraire il faut un matériel lourd, des pelles mécaniques, des tracteurs, de la dynamite, des grues et des tapis roulants. Tout vient clandestinement du Brésil, à travers une frontière poreuse tracée au milieu des arbres, où les douaniers français sont bien en peine d’organiser des patrouilles régulières. Les garimpeiros construisent des routes, établissent des stocks d’essence, des ateliers, des sentiers, des postes de gardes, pour ravitailler sans à-coups les campements secrets où travaillent les orpailleurs clandestins.

Les chantiers sont hiérarchiques, chacun selon sa force et son expérience occupe un poste bien défini, coolie, piroguier, mécanicien, «laveur de rivière» ou chef de campement.

Quatorze ou quinze heures d’un labeur harassant, sept jours par semaine, trois cent soixante-cinq jours par an. Les seules distractions : la radio, le dîner arrosé de café puis les conversations au cœur de la nuit bruissante de la forêt, dans les carbets qui forment les campements, quatre poteaux auxquels on accroche les cordes du hamac et les parois de toile cirée qui protègent de la pluie. De temps en temps, les plus jeunes vont au cabaret installé un peu plus loin, où ils trouvent l’alcool et les femmes qui font oublier un instant le malheur de la vie. Les plus anciens les évitent. Ils savent que ces saloons de la jungle sont un piège où l’on dépense en quelques heures ce qu’on a gagné en un mois.

La quête de l’or est clandestine, illégale, réprimée. Les lois sociales, l’assurance médicale, la retraite ou la protection contre les accidents du travail : tout cela est totalement inconnu dans la forêt, où règnent seulement la force et la cupidité. Ils sont ainsi 10 000 à 15 000 à avoir franchi la frontière en contravention des lois, répartis en plusieurs centaines de campements qui accélèrent la déforestation, qui rejettent dans les rivières le mercure, l’huile des moteurs et les déchets de toutes sortes, qui usent les hommes plus vite que les machines et maintiennent un esclavage moderne fondé sur l’illusion de l’or.

 

Hamac   minDSCN0012 

 

L'origine du hamac est sud -américaine. Les Indiens l'utilisent depuis toujours et c'était leur bien le plus précieux. Il fallait un an de travail pour réaliser un hamac traditionnel en coton qui était bien plus sophistiqué et confortable que ceux que nous connaissons actuellement. Le mot hamac vient des Indiens Taino, hamaca.

Si dans la région le couchage en hamac est de tradition, il n’en reste pas moins idéal et devient évident pour les voyageurs. D’une part compte tenu du climat guyanais avec son niveau de température et d’humidité, d’autre part pour sa portabilité et son confort.

Très utilisé en forêt, il permet de s'isoler du sol, de l'humidité, des petites bêtes, tout en offrant un excellent confort de sommeil. Il laisse respirer, limite presque complètement l’accumulation d’acariens, et offre l’avantage indéniable de tenir éloignées les insectes, fourmis ou reptiles, même s’il est souvent nécessaire de rajouter des protections en fonction de la faune locale (moustiquaire, bloque-rampants, etc…)

Ici comme vous avez appris à marcher, vous apprendrez à accrocher votre hamac partout !

 

Immigration    amc3a9rindiens 

En Guyane 28 nationalités différentes sont présentes, c'est à dire un habitant sur deux est d'origine étrangère sur le département.

Les amérindiens représentent 12 % de la population guyanaise. Ce sont les descendants des populations autochtones avant l'arrivée des colons au XVIe siècle.

Les créoles guyanais représentent la plus grande communauté, 40 % de la population. Ce sont les descendants des esclaves de Guyane libérés lors de l'abolition de l'esclavage en France.

Les antillais soit 9 % de martiniquais et de guadeloupéens, 11 % d'haïtiens, 1 % de Saint-Luciens et 0.5 % de Dominicains. Les antillais français occupent principalement des postes dans la fonction publique.

Les métropolitains occupent des postes au centre spatial, dans l'enseignement, dans le tourisme et dans la fonction publique. Ils représentent 12 % de la population.

Les Hmongs sont des anciens réfugiés politiques, originaire du Laos, arrivés en Guyane en 1971.

Les communes de Saint-Laurent du Maroni et Saint-Georges de l'Oyapock bénéficient d'une croissance démographique constante avec l'apport continuel de populations du Suriname 12% et du Brésil 6%.

Les autres communautés (Péruviens, Javanais, Européens, Libanais, Chinois et Hindustanis...) sont des minorités en Guyane.

Il n'existe pas une véritable culture guyanaise, il convient donc de parler de plusieurs cultures guyanaises.

 

Jaguar     pn_0058071hd_validpzp_1440x550

Le jaguar est une espèce strictement américaine, répartie sur un vaste territoire allant du nord de l’Argentine à l’extrême sud des Etats-Unis. Mais en 2006, l’espèce n’occupait plus que 60% de son aire de répartition originelle. La région des Guyanes, avec les secteurs intacts du bassin amazonien, offre de larges étendues forestières, apparaissant comme l’un des territoires assurant les meilleures garanties de survie de l’espèce menacée.

Sa présence est connue sur l’ensemble des biotopes de Guyane et sa fréquentation discrète à proximité des agglomérations est régulièrement rapportée.

 

 

Kaw     minDSCN0008

 

La Réserve Naturelle des Marais de Kaw est l'une des six réserves naturelles crées par l'État français en Guyane. Cette réserve est la troisième réserve naturelle de France de par sa superficie (94.700 hectares). Elle se compose essentiellement d'une zone marécageuse et d'une zone montagneuse et l'un des secteurs les plus pluvieux de Guyane.

Situé à quelques kilomètres au Sud-Est de Cayenne et à cheval sur les communes de Roura et de Régina, le marais de Kaw est connu pour être l'un des derniers refuges du caïman noir. On note également l'élevage extensif, au sein même des marais, d'une espèce de zébu adapté à la vie "aquatique" qui se nourrit d'une graminée sauvage à haute valeur fourragère

Les autres espèces remarquables au sein de la réserve sont les caïmans rouges, caïmans gris, caïmans à lunettes, les gymnotes (anguilles électriques) et les singes hurleurs (baboune) dans les forêts environnantes. Les oiseaux y sont également très nombreux. On peut citer le jacana noir, le héron cocoï, plusieurs espèces du genre aigrette, etc.

La rivière de Kaw abrite également une importante population de poissons divers tels que le baby-tarpon (palika), le piranha (piray), l’aïmara ou le jamengouté.

 A découvrir ici 

 

 Langues       LANGUES_GUYANE-640x960

 

Chaque communauté présente en Guyane a conservé des éléments qui lui sont propres. Ces différences se reconnaissent dans, la gastronomie, les chants, les danses, les contes, les savoir-faire, l'artisanat, la religion ...  et les langues.

Les langues amérindiennes 

Les populations autochtones de Guyane parlent des langues regroupées dans une même famille, avec des caractéristiques communes sans pour autant d’intercompréhension : l’Arawak, le Palikur / kalina, wayana / émérillon, wayampi.

Les langues créoles

Ces langues, formées dans le contexte de l’esclavage par contact entre populations européennes et esclaves d’Afrique parlant divers dialectes, sont de deux types en Guyane : base lexicale française pour le Créole guyanais et base anglaise pour le Tongo et le Saamaka.

Langues d’immigration

Langue asiatique : le Hmong langue régionale territoriale.

Langues des communautés importantes en Guyane : portugaus du Brésil, créole Haïtien, martiniquais, guadeloupéen, l’anglais de Guyanan, l’espagnol, le cantonnais et le Hakka chinois …

 

 

Matoutou      téléchargement (1)

 

Parmi les invertébrés de Guyane, la grande star est la mygale. Il en existe un grand nombre d’espèces, dont certaines en danger d’extinction à cause d’une trop forte prédation de l’homme.

Ces araignées fortement velues vivent la plupart du temps dans des terriers, que l’on peut facilement voir le long des layons en forêt, ou dans les arbres selon l’espèce.

La plus célèbres d’entre elles est la Matoutou érigée au rang d’animal quasi-domestique. On la reconnaît à l’extrémité orangée de ses pattes. Elle affectionne le voisinage des maisons et loge fréquemment dans les trous de mur ou dans l’entonnoir des Broméliacées (plantes épiphytes de la famille des ananas). Sur la main, son contact est léger et velouté… Bien que pourvue de crochets, elle n’attaque pas l’homme à moins d’être acculée – au fond d’une chaussure par exemple…

On n'a aucun exemple de cas mortel après morsure d'une mygale. Il peut toutefois se produire des réactions de caractère allergique, comme après piqûre de guêpe ou d'abeille.

 

Noir Marron         120221091030679408

 

(Aluku, N'djuka, Paramaca et Saramaca)

Appelés aussi Bushinenge, les Noirs-Marrons, (ce nom vient de Bush Negroes qui signifie Nègres des bois), sont installés sur les rives du fleuve Maroni depuis plus de deux siècles.

 Ils forment une société de tradition orale d'origine africaine. Ce sont les descendants des esclaves issus du Marronnage, c'est à dire les esclaves qui se sont révoltés et enfuis des plantations du Surinam au 18ème siècle, avant l'abolition de l'esclavage. D'abord réfugiés en forêt profonde pour éviter d'être repris par leurs maîtres, ils se sont par la suite installés aux bords des grands fleuves comme le Maroni.

Jusqu'à aujourd'hui, ils ont su vivre en quasi autarcie en conciliant culture d'origine africaine et mode de vie adapté à la forêt tropicale humide. Depuis la départementalisation en 1946, puis la création des communes en 1969, les Noirs-Marrons des rives françaises sont devenus citoyens français à part entière.

 

Oiseaux    minP1010032

 

La Guyane réjouira l'amateur d’ornitologie avec environ 700 espèces. Même en ville, on peut croiser des aras qui se chamaillent, un Toucan discret, et il suffit d'aller sur la plage pour se retrouver face à un urubu noir, ces charognards tout droit sortis d'un album de Lucky-lucke...

Bien sûr, on sortant de la ville on part dans la mangrove, les marais ou en forêt à la rencontre de ces oiseaux tour à tour discrets et terriblement voyants ... le rouge des Ibis se détachant sur le ciel bleu, le bec du toucan provoquant l'arc -en ciel, les plumes bleu électrique de l'Agami, font un véritable tableau, tandis qu'un harpie féroce nous laisse admirer son impressionnante envergure...

Bon nombre d’espèces sont protégées.

 

 

Picolette    images

 

Les picolettes sont de petits oiseaux que les Guyanais emmènent partout, qu'ils entraînent à chanter sans être effrayés par l'environnement extérieur pour les faire participer à des concours. On croise souvent des jeunes en vélo avec leurs cages, ou devant les magasins il y a des crochets pour pouvoir accrocher la cage. Ces petits oiseaux peuvent valoir très cher, autour de 600€ pour un bon chanteur.

 

 

 Qualité de vie      25569664_p

 

 

On parle souvent de l’enfer vert … mais tout est question de perception.

 

C’est la cambrousse ?  

Peut-être, mais la nature a conservé tous ses droits. C’est la forêt tropicale, et une explosion des sens, les nuances de vert aussi diverses que lumineuses, des arbres gigantesques, une végétation luxuriante…

La Guyane bénéficie d’un climat de type équatorial humide, ce qui se traduit par une excellente stabilité climatique avec une température de 27°C en moyenne toute l’année, de quoi oublier grisaille, manteaux, gants et bonnets dans les placards de la métropole !

Qui plus est on n’y connait pas les catastrophes naturelles qui s’abattent parfois sur ses pays voisins (cyclones, erruptions volcaniques, séismes…) grâce à la configuration de son relief, de ses terrains et roches.

 

L’eau est moche ?

C’est sûr que si vous cherchez le paysage de carte postale caribéenne ou polynésienne, vous vous êtes trompés, même s’il y a bien les cocotiers .

L’eau est marron, certes mais chaude, on s’y baigne très bien, dans le fleuve ou dans l’océan. Il n’y a pas de gros poisson pour venir vous croquer le cuissot, relax !

On accède aussi à des criques (rivières) dont l’eau est couleur cuivrée à cause de la terre rouge, la latérite. On en profite pour se poser, pique-niquer, se baigner, tendre son hamac pour la nuit.

On se déplace en pirogue pour se balader sur le fleuve,  dans la mangrove, observer les animaux et une végétation riche et abondante, ou aller à la rencontre de certaines communautés locales qui vivent encore au plus près de la nature.

Ceci dit, un spot où l'eau est bleue en Guyane : les îles du Salut. 

 

Il y a plein de bébêtes ?

Les insectes sont effectivement nombreux, variés et énormes.

Ceux dont il faut se méfier : les mouches à feu (ça fait très mal), les fourmis rouges (elles piquent, ça brûle…), les papillons cendre (ça irrite), les moustiques (si vous allez en forêt profonde, n’oubliez pas le traitement anti-paludisme, en ville vous ne craignez rien), les poux d’agouti (ça gratte…).

Vous pourrez également voir des Crapauds buffle (taille d’une chaussure), des sortes d’Iguanes (chassés pour leur viande), des Matoutous (des mygales inoffensives bien qu’urticantes si stressées ; pour les reconnaître : elles ont le bout des pattes oranges), des paresseux, des oiseaux (dont des perroquets, les Toucans), des caïmans (en voie de disparition), des Morphos (papillons bleu-électrique, superbes), des agoutis, des singes, des serpents (de toutes tailles) et  plus rares : jaguars, anacondas, ocelots, scorpions…

Pleins de bébêtes bizarres, mais pas forcément dangereuses, qui font partie de l’écosystème et qu’il faut respecter et préserver.

 

C’est dangereux ?

C’est sûr qu’il ne faut pas faire n’importe quoi, et prendre conscience qu’il y a des dangers, mais c’est comme partout !

Il y a des orpailleurs illégaux venus du Brésil qui ont la machette « facile », mais  ils sont en général loin dans la forêt et pas dans le bar du coin à chercher l’embrouille avec le premier venu.

Oui, il y a de la délinquance,  il faut éviter de se balader avec une montre en or, son téléphone dernier cri, ses dernières lunettes et les billets de banque à la main, mais le faites-vous en général ?

Les différentes communautés présentes sur le territoire ne se mélangent pas beaucoup mais elles se respectent et se tolèrent. Chacune a sa culture, son mode de vie, sa langue et ses croyances.

 

Au-delà de tout ça ?

Nous avons tout de même accès à l’électricité, à internet, aux supermarchés, aux restos, cinés, expos, bars, boîtes de nuit …

Nous roulons en voiture sur des routes en goudron, parfois seulement sur des pistes.

Mais la vie est douce et paisible, bien loin de l’agitation métropolitaine.

La Guyane reste un endroit authentique et sauvage, c’est un havre de paix qui est bien à l’écart de la société occidentale. C’est un retour aux sources, une aventure humaine, une rencontre.

D’aucuns diront que « La Guyane, soit on déteste, soit on en tombe amoureux, il y a pas de demi-mesure ».

 

 

 

Reptiles     minP1010045

 

On ne dénombre pas moins de 96 espèces de serpents dans le département, certaines (12) potentiellement mortelles. Pourtant on recense moins de morsures fatales en Guyane qu’en Métropole.

Non seulement il est peu fréquent de voir des serpents, mais en plus il faut souvent s’éloigner des agglomérations ou se balader en forêt pour que cela se produise. Les serpents sont des animaux assez craintifs, qui préfèrent fuir.

Bon nombre d’espèces, bien qu’impressionnantes et emblématiques, ne sont pas vraiment dangereuses. C’est le cas, notamment du Boa canin aussi spectaculaire qu’inoffensif… Même le mythique Anaconda du fleuve (constricteur) ne représente pas une menace directe pour l’homme, car il préfère se nourrir de proies plus petites.

Il n’en reste pas moins que deux espèces peuvent s’avérer dangereuses.

Le Grage “fer de lance” (Bothrops atrox, famille des Vipéridés) est agressif et responsable de la majorité des envenimations en Guyane. On le reconnaît à sa tête triangulaire, bien différentiée du corps, et à sa couleur grisâtre avec des motifs géométriques en forme de V. Il est répandu sur l’ensemble du territoire et essentiellement d’activité nocturne.

Le crotale des savanes. L’espèce est particulièrement répandue sur le territoire du Centre spatial guyanais. Ne jamais s’aventurer dans les hautes herbes sans bottes.

 

Singes     minP1010184

 

On rencontre 8 espèces de singes en forêt amazonienne guyanaise.

Saïmiri : Il y en a beaucoup en liberté sur l'île Royale aux ïles du Salut, de même que sur l'îlet la Mère, face aux plages de Remire Montjoly où il a été introduit entre 1981 et 2001, par l'Institut Pasteur de Cayenne afin de procéder à des expérimentations scientifiques dans le but de mettre au point un vaccin contre le paludisme. Ces singes ont été relâchés sur l'îlet après la fermeture de la station.

Localement en Guyane, les créoles surnomment ce singe "Sapajou". C'est un animal très vif, curieux, se déplaçant avec beaucoup d'aisance, sautant et grimpant d'une grande hauteur avec agilité. Cette caractéristique a conduit les anglo-saxons à l'appeler "singe écureuil".

 

Le Tamarin : le plus petit singe que l'on puisse rencontrer en Guyane française, 27 cm pour le corps et 40 cm pour la queue.  Son nom créole est Ouistiti ou Sapajou noir. Son poids oscille entre 400 (femelle) et 600 grammes (mâle) avec une longue queue non préhensile et de grandes oreilles pointues. Les pieds et les mains sont jaunes orangés alors que le reste du corps est entièrement noir.

Le Tamarin à mains dorées est commun sur la bande côtière de Guyane, et notamment dans tous les types de forêts, il vit en petites bandes composées de 2 à 10 individus, il pousse des cris très aigus qui ressemblent à des sifflements d'oiseaux.

Le capucin brun, Le capucin blanc, le Saki noir, le saki à face pâle appelés localement « macaques »  ils ne dépassent pas 4 kg.

Le Hurleur roux appelé localement « baboune » peut atteindre 10 kilos. Son pelage roux, plus ou moins flamboyant en fonction de son âge et de la luminosité, le rend facilement identifiable, de même que sa queue préhensile. L'os hyoïde, sous le cou, est creux et hyper développé, en particulier chez les mâles, et sert de caisse de résonnance à leurs hurlements caractéristiques, assez proches des rugissements de fauves. Les cris ont souvent lieu la nuit, à l'aube ou au crépuscule et peuvent être entendus jusqu’à 3 km de distance. Timide et discret, il reste le plus souvent dans les hautes strates de la canopée.

L’atele est aussi connu sous le nom de singe arraignée, est le plus gros primate puisqu’il peut atteindre 12 kilos.

Un arrêté ministériel protège intégralement trois espèces l'Atèle noir, le Saki satan et le Saki à face pâle. Quant aux cinq autres espèces de primate de Guyane, dont le singe hurleur roux, elles sont autorisées à la chasse de subsistance mais strictement interdites à la vente, donc au commerce.

Découvrir les Saïmiris de l'ilet la Mère

 

 Tortue     leatherback-turtle

 

On compte 17 espèces de tortues en Guyane, dont 9 marines. La plus connue et la plus impressionnante : la tortue Luth, de 400 à 900 kg.

Les tortues luth sont capables de parcourir 6.000 km en seulement 3 mois. Une tortue luth baguée en Guyane a été retrouvée au New Jersey (façade atlantique des Etats-Unis), une autre au Ghana (en Afrique), et même en Bretagne (France) et en Espagne.

La population mondiale de Tortues luth a baissé de manière très importante entre les années 1980 et le milieu des années 1990 : estimée à 115.000 femelles adultes au début des années 80, elles ne sont plus que 34.500, quinze ans plus tard.

Les plages des Guyanes, représentent à elles-seules, plus de la moitié de la population mondiale de femelles nidifiant. Les tortues marines femelles sortent de l'eau pour pondre dans le sable des plages du littoral guyanais d’Avril à Juin.

La ponte des tortues luth suit une longue procédure organisée en 7 étapes. Elle débute toujours à marée haute, entre la tombée de la nuit et le crépuscule et dure plus d'une heure.

La première des 7 étapes est "l'ascension", la luth sort de l'eau et remonte péniblement la plage pour choisir l'emplacement de son futur nid. La seconde étape est le "balayage" de l'aire de ponte au moyen de ses pattes antérieures et postérieures durant un quart d'heure environ, puis la tortue attaque la troisième phase : "le creusement du nid". A l'aide de ses pattes postérieures qu'elle incurve comme de petites mains, elle creuse un trou profond de 80 cm environ dans le sable, ce qui prend au moins 25 minutes. Un fois le nid creusé, la Luth "pond ses oeufs" en une dizaine de minutes, s'en suit la cinquième étape qui consiste à "refermer le nid" au moyen de ses pattes postérieures en ramenant et en tassant le sable sur les oeufs. La fermeture du nid demande une dizaine de minutes également. Arrive alors l'avant-dernière étape, "le brouillage des pistes" moment où la tortue balaie tout le sable avoisinant le nid durant une vingtaine de minutes, et tout ceci se termine par le "départ de la tortue vers la mer".

Les Luth pondent en moyenne 115 oeufs à la fois, elles viennent pondre plusieurs fois dans la saison, 7 fois en moyenne, à 10 jours d'intervalle entre chaque ponte.

Les petits éclosent après 60 à 72 jours environ. Les bébés luth sortis des œufs doivent gagner la surface, il leur faut remonter 80 cm de sable ! Ils forment alors une sorte de colonne, ceux au sommet de la colonne se faufilent dans le sable en direction de la surface, et ceux de derrière suivent en tassant le sable qui dégringole entre eux. L'ascension dure 3 à 5 jours et la colonne de petites tortues monte par à-coups.

On peut apercevoir les bébés émerger du sable, généralement avant 8h du matin ou après 17h mais aussi parfois dans la journée après une bonne pluie. Les bébés sortent le bout de leur bec pour mesurer la température extérieure, et si celle-ci n'est pas trop chaude, ils sortent alors du sable et se dépêchent de traverser la plage pour rejoindre l'océan.

De nombreux prédateurs les attendent avec impatience : le Raton crabier, le Coati, l'Urubu, les Hérons bihoreau violacé et gris, le Grand duc de Virginie (hibou), le Crabe fantôme, la Courtilière... mais aussi les chiens errants... Une fois dans l'eau, les petits ne sont pas sauvés car il leur faut déjouer les pièges des poissons carnivores, tels que les Machoirans, qui font un festin des jeunes tortues Luth.

En Guyane toutes les tortues marines et leurs œufs sont entièrement protégés afin d’assurer la survie de ces animaux menacés.

L'association Kwata organise des sorties pour l'observation des ces animaux en Mai et Juin lors de la ponte sur les plages de Montabo et Rémire. Pour l'éclosion c'est à partir d'Août.  

 

http://travelocity.canalblog.com/archives/2015/06/21/32250646.html

 

 

 Université     université-guyane

Si un enseignement supérieur existe aux Antilles-Guyane dès la fin du XIXe siècle sous des formes embryonnaires, l'enseignement supérieur se développe surtout après la Seconde Guerre mondiale sous l'impulsion du professeur Henri Vizioz de la Faculté de droit de Bordeaux.

Le 31 juillet 1970 intervient la création du Centre universitaire des Antilles et de la Guyane (CUAG). Le Centre universitaire doit conclure des conventions avec des universités de l'hexagone.

C'est en 1982, qu’est fondée l'université des Antilles et de la Guyane (UAG), une université pluridisciplinaire implantée sur trois régions, Guadeloupe, Guyane, et Martinique. Au sein de l'université Antilles-Guyane, la Guyane est à égalité avec la Guadeloupe et la Martinique. Mais dans les faits, elle reste la dernière roue du carrosse, confinée sous tutelle antillaise. L'histoire de l'enseignement dans ces régions est celle d'une marche progressive vers l'autonomie et la création de cette université de la Guyane s'inscrit dans ce processus de prise en main locale des instances de savoirs. Le contexte géographique et environnemental de la Guyane milite en faveur d'une vraie reconnaissance du fait universitaire, nouveau jalon dans l'autonomisation de l'enseignement.

L'UAG devient, en juillet 2014, l'université des Antilles (UA Guadeloupe et Martinique) et l'université de Guyane.

Mettre en place une université de Guyane d'ici 2015 ou 2016 ne sera pas une mince affaire. Il faudra que suffisamment d'étudiants rejoignent les bancs de l'université guyanaise pour ouvrir des filières. Pour cela, il faut compter sur le choix de certains bacheliers de rester étudier au pays, plutôt que de partir pour la métropole une fois le bac en poche.

Le Pôle universitaire guyanais est un campus universitaire situé à Cayenne sur le site de Trou Biran. Ce campus est à l'origine de la création d'un tout nouveau quartier, le quartier Hibiscus.

 

 

 

 Vaudou       thumbs_dsc_4656

Pour certaines communautés présentes en Guyane, la religion a son importance dans la vie de tous les jours.

Sur le littoral de Guyane la Foi chrétienne a son importance, et plus occasionnellement les pratiques Vaudous sont exercées.

Le Vaudou est une religion originaire de l'ancien royaume du Dahomey (Afrique de l'ouest), il est très largement pratiqué au Bénin et au Togo.

Le vaudou haïtien est une déclinaison du culte africain amené par les esclaves lors de la colonisation.

On trouve beaucoup de bijoux en Œil de tigre, pierre protectrice qui réfléchit le négatif vers son émetteur. C’est la pierre protectrice par excellence des influences négatives et contre la magie noire.

 

 

WAPA    images (2)

 

 

1700 espèces différentes d’arbres ont été recensées en Guyane, contre 80 en France métropolitaine.

La filière bois est l’un des secteurs économiques les plus actifs, une charte d’exploitation forestière est signée par chaque exploitant afin de pérenniser la ressource .

Le mot wapa désigne trois espèces d'arbres du genre « Eperua ». Les wapas sont les espèces les plus abondantes en Guyane mais ils présentent des difficultés de valorisation à cause de l'éclatement à la coupe et au sciage.

Le Wapa – brun rougeâtre à trainées rouges – très résitant au pourissement et aux termites pourra être utilisé : en construction lourde et charpente (hangar, pont, etc.), en menuiserie extérieure, en platelage, en cuverie, en carcasse de meubles, en parquet.

le Wapa est un bon bois de feu et peut également être transformé en charbon de bois .

 

 

 

 Xylophages     946531_537917669589157_383476088_n

 

xylophage, du grec Xylo / bois et phagein / manger

 

La Guyane, de par son climat tropical humide et la diversité des essences de bois, est un terrain propice au développement des champignons et insectes xylophages.

Les termites ont un rôle clé dans le fonctionnement de l’écosystème forêt en particulier celui du recyclage de la litière en matière organique. Cependant, quelques espèces de termites sont des xylophages spécialisés dans la dégradation du bois des forêts, et sont considérées comme des nuisibles dans les zones urbaines où elles peuvent s’attaquer au bois de construction.

 

 

 

Yen-yen      DSC01018

 

De minuscules moucherons qui ressemblent à de tout petits moustiques, on ne les voit pas, on ne les sent pas, et pourtant ils piquent en nuée !  Les boutons apparaissent plusieurs heures plus tard, entrainant de fortes démangeaisons pendant 8 à 10 jours.

Méfiance, donc, dès que le temps change ou quand la nuit tombe, sur les plages près de la végétation et des mangroves. Se couvrir et utiliser du répulsif.

 

Zoo     téléchargement (2)

 

Parc zoologique et botanique qui permet de découvrir au cœur d’un milieu naturel des espèces uniques en Guyane et dans le monde, avec plus de 450 animaux, soit plus de 65 espèces différentes.

Le Zoo de Guyane participe activement à la protection du patrimoine naturel guyanais parmi les plus riches du monde en matière de biodiversité.

Les écosystèmes hébergent des espèces végétales et animales uniques au monde. La flore est estimée à environ 7 000 espèces. La faune est constituée de 183 espèces de mammifères, 718 espèces d’oiseaux nicheurs, 158 espèces de reptiles, 108 espèces d’amphibiens, 480 espèces de poissons d’eaux douces et saumâtres et d’environ 400 000 espèces d’insectes. Ces chiffres augmentent au fur et à mesure des découvertes. La Guyane accueille des animaux spectaculaires tels que le jaguar, la tortue luth (la plus grosse tortue du monde), l’hoazin (unique oiseau herbivore), le cabiaï (plus gros rongeur du monde), le caïman noir (une des dernières populations viables d’Amazonie), le lamantin …

Au-delà de sa vocation récréative, il s’agit pour le zoo de faire découvrir, mais aussi de sensibiliser petits et grands à la fragilité de la biodiversité guyanaise.