En avril c'est encore la saison des pluies pour la partie "estuaire d' Amazonie" du notre grand voisin.

Période incontournable pour les Lençois, car c'est à cette saison que les piscines naturelles sont remplies d'eau de pluie, par contre pour l'île de Marajo, ses balades à dos de buffle et ses plages c'est un peu humide ...

Para_in_Brazil

Jusqu'au dernier moment nous nous sommes demandés si nous allions pouvoir décoller, grève des pompiers, blocage des dépots de carburant, barrages sur les routes ... mais la grève générale qui paralysait la Guyane depuis trois semaines a connu une trève bienvenue juste pour le week end de Pâques.

On ne s'est donc pas fait prier pour fuir l'atmosphère de plus en plus pesante à mesure que le conflit s'enlise. Advienne que pourra au retour !

Capture

Notre périple de 15 jours nous a permis de couvrir environ 1000 km, dont une partie en avion, et de découvrir des paysages complètement différents.

C'est aussi une grande première (sauf en Chine) car nous n'avons pas loué de véhicule et nous avons dû nous en remettre aux transports en commun, ce qui en plus nous oblige à voyager léger. Tout arrive !

 

Ilha de Marajó est une île côtière entre le fleuve Amazone et l'océan Atlantique, de 40 100 km2 , soit approximativement la taille de la Suisse.

m

"Marajó" signifie le bouclier de l'océan en langue amérindienne. L'histoire dit que les dieux l'ont placée à l'entrée de l'Amazone pour protéger le fleuve des caprices de la mer. Elle était autrefois habitée par les Indiens Marajoara, une civilisation mystérieuse de la nation Aruas à la réputation terrifiante.

P1070110 (Copier)

C'est depuis le port de Belem, capitale de l'État du Pará, que nous embarquons sur un ferry pour une traversée de quatre heures, en plein orage.

P1010028 (Copier)

Nous avons aussi voyagé pour la première fois - en tout cas de façon visible - avec deux cercueils ... occupés.

P1010031 (Copier)

P1070065 (Copier)

On arrive à Porto Camarã, le port de commerce.

P1010048 (Copier)

Salvaterra est une bourgade active.

P1070213 (Copier)

P1070221 (Copier)

Mais pour notre séjour nous avons choisi Joanes, bourg isolé, pour le calme.

P1070088 (Copier)

La pension est au bord de l'eau et les seuls touristes sont des buffles.

P1010056 (Copier)

P1010086 (Copier)

P1010089 (Copier)

De l’autre côté d’un gros bras de rivière (que l’on traverse en barque ou en bac) se trouve Soure, qui est la capitale.

P1070093 (Copier)

P1070094 (Copier)

Marajó se particularise par des collines "tesos" construites durant son passé précolombien par les amérindiens locaux. La moitié occidentale de l'île est recouverte de forêt quasiment inaccessible.

À la saison des pluies, de janvier à juin, les plaines de Marajó sous un mètre d'eau se transforment en marécages, une sorte d'immense Camargue.

P1010062 (Copier)

P1010067 (Copier)

P1070151 (Copier)

P1070154 (Copier)

Sa mangrove est particulièrement riche. Il y a même un site aménagé pour les orchestres en plein air.

P1070141 (Copier)

P1070144 (Copier)

De magnifiques plages de sable fin bordent sa côte orientale. 

P1070072 (Copier)

 

P1070189 (Copier)

 

On y vit essentiellement de la pêche et de l'agriculture. On y pratique l'élevage de buffles pour la viande et le fromage de bufflone. 

P1070078 (Copier)

Les buffles échoués par hasard lors du naufrage d'un bateau se sont fort bien adaptés à cet environnement et ils servent à toutes les tâches.

P1070208 (Copier)

P1070200 (Copier)

P1070244 (Copier)

Mais le nec plus ultra c'est quand même bien la balade à dos de buffle ! 

P1070121 (Copier)

C'est à la Fazenda São Jeronimo que nous avons fait une grande balade d’abord à pied dans la jungle, puis en canoé dans un igarapê (bras mort d’un cours d’eau) et enfin à dos de buffle.

P1010069 (Copier)

P1070117 (Copier)

P1070123 (Copier)

A cette période de l'année nous étions tous seuls, et nous avons même réussi à passer entre les gouttes.

P1070178 (Copier)

P1070102 (Copier)